Les vraies bonnes raisons de la gratuité

Le 21 décembre à Montpellier, les transports collectifs seront gratuits. Que faut-il voir dans cette initiative tout autant enviée que critiquée  ?

Non, la gratuité à elle seule ne résoudra pas les problèmes de congestion automobile et de pollution en ville. L’automobiliste est un dur à cuire, seule une amélioration forte de l’offre de transport public et des contraintes apportées à l’usage de sa voiture peuvent l’influencer.

Non, la gratuité n’est pas une si bonne mesure d’équité sociale. Si elle permet d’aider financièrement les catégories de population qui en ont le plus besoin, pourquoi ne pas cibler ces catégories directement et exclusivement  ?

Oui, la gratuité a un coût. Il n’est jamais gratuit de rendre les transports en commun « gratuits ».

Les vraies et bonnes raisons sont ailleurs. Et si la gratuité ouvrait un nouveau droit à la mobilité, voire un nouveau droit à la ville  ? Et si le « sans ticket » nous permettait de repenser la notion de transport en même temps qu’il nous faut repenser la ville. Gratuité s’accorde avec urbanité. À Montpellier de montrer l’exemple. Quand ici, les tramways se voient comme un prolongement de l’espace public. Quand ces tramways ne sont pas là juste pour nous transporter et qu’ils sont le vecteur de plein d’autres choses  : nos idéaux, nos envies, notre désir de liberté. Tout ce que la gratuité rend possible.

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